R - Recommencer

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-Tu es sûre que ça ne te dérange pas ?


-Non, Papa, je vais en profiter pour finir les livres que je dois lire pour la rentrée.


-Bon... J’irai chercher ta sœur au centre aéré et je passerai te récupérer. On ira tous ensemble au restaurant le soir.


-Bonne idée, Papa.


Quelle fille modèle j’ai pu être ! Regardez cette maturité, cette abnégation, cette dévotion à la scolarité !


Dès qu’il eut franchi la porte pour rejoindre sa petite amie, je suis discrètement allée regarder par la fenêtre de l’escalier sa voiture sortir de l’allée. L’air était chaud et lourd ; le temps était à l’orage. Des nuages sombres s’amoncelaient à l’horizon en cette fin de journée d’août. Je suis redescendue pour donner un tour de clef dans la porte d’entrée et j’ai foncé récupérer la couche préparée deux jours plus tôt. J’avais presque 24 heures ABDL devant moi seule, enfin seule ! et toute une maison dans laquelle me balader librement dans mes langes. 

Je me suis ostensiblement installée au milieu du tapis du salon pour fixer la Molicaire chérie. Je me suis levée d’un bond et me suis dirigée vers la cuisine pour me servir un grand verre d’eau gazeuse et fraîche. Le bruit, les sensations du frottement de la couche contre mes jambes ont retardé l’action d’une petite danse spontanée. Les 50 cl d’eau à la main, je me suis ré-installée au milieu du tapis. S’en ai suivi un temps tout en lenteur et en douceur à ne rien faire d’autre que palper.

S’allonger. Palper.

Se mettre sur le côté. Palper devant.

Boire un peu. Palper.

Se mettre sur le ventre. Palper derrière.

S’asseoir. Se frotter par terre. Palper, palper encore et toujours.

Afin de prévenir tout risque de crampes dans les doigts, j’ai pris la décision de reprendre des forces et commander une pizza.


“Vous serez livrée d’ici trois quarts d’heure”


Ma vessie commençait à me signifier sa présence. J’ai pensé à inaugurer la couche pour compenser la frustration de l’attente. J’ai écarté les jambes, mis ma main sur le devant de la couche et… J’ai eu une autre idée. J’allais garder ce pipi. J’allais le garder pendant 45 longues minutes et me soulager au moment où la pizza me serait tendue par le livreur. Cette idée a instantanément activé mon bas-ventre, mais l’envie de me soulager gênait mes caresses. Tant pis, ça aussi, ça attendra. Je suis allée m’habiller pour réceptionner la commande. Un long moment s’est écoulé jusqu’à ce que je trouve le pantalon parfait qui laissait deviner la couche sans la rendre trop évidente et que la manière faussement mise hâtivement du T-shirt laisse entrevoir le haut de la Molicaire.


Puis j’ai allumé la télévision pour passer le temps restant. Mon regard se tournait toutes les 5 minutes vers les aiguilles de l’horloge qui semblaient refuser d’avancer. L’envie se faisait de plus en plus pressante. A genou sur le tapis, je me dandinais de plus en plus quand la sonnette retentit enfin. Je me suis levée en ajustant mon accoutrement. Je pensais à l’instant où j’allais me soulager devant le livreur. J’avais des crampes à force de me retenir. Je suis arrivée devant la porte, les idées confuses. L’excitation en contradiction avec mes besoins physiques, le fait que je devais me retenir pendant encore 10 secondes lié à la préparation de la libération de ma vessie devant un inconnu ; je n’y arrivais plus. La main sur la poignée de la porte, le livreur attendant derrière, je n’ai pas pu me retenir. Ma vessie s’est lâchée d’elle-même provoquant un petit cri aigu incontrôlable. Les secondes passaient, ma main gauche toujours sur la poignée de la porte, la main droite en bâillon sur la bouche pour étouffer les râles de soulagement. Le livreur a sonné une nouvelle fois. J’étais étourdie par l’adrénaline. J’ai ouvert, un brin honteuse et désorientée. J’ai donné l’argent au livreur en évitant de le regarder dans les yeux, il m’a rendu la monnaie, visiblement gêné. Une chaleur envoûtante se répandait dans la couche. Je sentais aussi qu’elle avait légèrement fuit et qu’un peu d’urine était absorbée par l’entre-jambe de mon pantalon. Le livreur a tourné les talons, je l’ai remercié à retardement avant de refermer la porte à double tour.


En revenant dans le salon, j’ai posé la pizza sur la table et j’ai enlevé mon pantalon. La quantité de liquide associée au fait que la couche trop grande n’était pas très ajustée avait effectivement causé une petite fuite. Maintenant que le tout était absorbé, la situation était stable. Ma main posée sur le devant de la couche pouvait ressentir la chaleur tenace. J’ai pressé fort et j'ai senti la matière imbibée presser mon intimité. J’ai fait des mouvements de va-et-vient de plus en plus fort, de plus en plus vite. J’ai fermé les yeux et j’ai pensé à William. J’ai imaginé que c’était lui qui me frottait, je me suis rappelé ses caresses, ses sourires, ses yeux doux…
ll m’a fallu quelques minutes après avoir atteint l’apogée de mon plaisir pour me redresser et reconnecter avec la réalité. L’odeur de la Quatre Saison a fait grommeler mon ventre. Elle était tiède. Ça suffirait.

L’orage a éclaté pendant que je finissais de manger devant la télé. L’air redevenait plus frais, plus respirable. La force de la tempête a donné à cette soirée une ambiance d’autant plus magique.


J’ai gardé la couche jusqu’au lendemain midi. Après le pipi du réveil et un autre en fin de matinée, l’absorption montrait ses limites. Ce n’était pas grave. J’avais été encouchée plus de 12 heures, c’était le plus long moment ABDL que j’avais connu. Cette expérience avait hissé mon moral jusqu’à des sommets. J’ai mis la couche sale dans un sac en plastique et je suis allée la jeter dans une poubelle publique, quelques rues plus loin.

En fin d’après-midi, le bruit des gravillons dans l’allée annonçait le retour de mon père accompagné de ma sœur. Une partie de lui a-t-elle été suspicieuse ? A-t-il pensé, comme tous les parents, que j’allais faire la fête du siècle en son absence ? A-t-il été soulagé en m’emmenant, fraîche comme la rosée, souriante comme une marguerite de Murakami, manger une galette près du port ? Ce fut, me semble-t-il, la première étape pour qu’il consente à m’accorder plus d’indépendance. De mon côté, ce séjour a été le déclencheur d’une nouvelle idée fixe : recommencer.

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