I - Vers l'Indépendance

I - Vers l'Indépendance

I - Vers l'Indépendance

L’homme de la sécurité m’a emmené dans une petite salle mal éclairée. Sur le chemin, j’ai évité de croiser les regards des clients et des employés du supermarché. Contrairement aux caissières, nous ne voyions que rarement cet agent et n’avions jamais parlé avec lui. Il a fermé la porte, nous étions seuls. Il y avait une table vide au milieu de la pièce et un bureau sur le côté sur lequel étaient posés deux écrans qui retransmettaient en noir et blanc les captations des caméras. Cette austérité ajoutait à la sensation oppressante.

-          Ouvre ton sac.

Froid, dogmatique. Il ne me laissait aucune marge de manœuvre. Je me suis exécutée, les yeux baissés. Les couches étaient enfouies sous mes affaires de danse.

-          Sors ce que tu as pris et mets-les sur la table.

J’ai hésité un instant à toutes les sortir. J’en aurais bien gardé une pour me réconforter de ce qui allait être une mauvaise soirée. La peur d’aggraver mon cas m’a convaincue du contraire.

-          C’est tout ?

Il me fixait intensément. J’ai hoché piteusement la tête. Les larmes me montaient aux yeux.

-          Ce n’est pas la première fois que ça arrive, n’est-ce pas ?

Première question qui m’offrait une ouverture. L’opportunité devait être saisie.

-          Ma mère, elle a des problèmes d’argent, ai-je répondu, laissant les larmes visiblement couler sur mes joues. Ma sœur, elle a besoin de couches.

Pas de réaction, pas de mouvement. Je regardais toujours les couches sur la table. L’ignorance générale autour de l’ABDL jouait en ma faveur. J’ai continué.

-          Ma mère, elle dit que les couches c’est cher, alors j’en prends juste un peu pour l’aider.

A la fin de ma tirade, j’ai reniflé et j’ai essuyé mes joues avec une main tremblante. Le texte était faux, les larmes étaient vraies. S’ils appelaient ma mère, ce serait au-delà du dramatique. L’agent de sécurité a soupiré.

-          Tu ne peux pas voler dans les supermarchés, tu m’entends ? Normalement, je devrais appeler la police. Qu’est-ce qu’elle dirait, ta mère, si elle devait te chercher au poste de police ?

Sa phrase était au conditionnel. Je tenais le bon bout. J’ai forcé un peu de nouveaux sanglots.

-          Je suis désolée, je ne le ferai plus. J’ai un peu d’argent, je peux payer les couches si vous voulez.

J’ai levé le regard pour la première fois pour rencontrer le sien. Il n’avait pas abandonné son air sévère, mais le cœur n’y était pas.

-          Jeune fille, vous allez me laisser ces couches. Je vous ai à l’œil. Si je vous reprends à voler, ce n’est plus à moi que vous vous expliquerez, c’est à la police. Vous m’avez bien compris ?

-          Oui (reniflement ostentatoire) Monsieur.

-          Dehors maintenant.

J’ai refermé mon sac et l’ai jeté sur mon épaule. Il a ouvert la porte. D’un pas rapide et en cachant au mieux mon visage, je me suis dirigée vers la sortie. J’ai vu du coin de l’œil les caissières se retourner sur mon passage. Je mourrais de honte. J’ai couru pour arriver à l’heure à mon cours de danse en espérant qu’on ne verrait pas que j’avais pleuré. Il fallait que je trouve une solution et me passer de porter des couches n’était pas considéré comme une.

Changer de supermarché serait déjà compliqué. Les occasions de vagabonder à ma guise étaient rares. L’argent allait aussi me faire défaut... Continuer à voler finirait par me faire bannir de tous les magasins de la ville et l’exil ne me tentait guère. 

Une arrivée subite allait amorcer quelques améliorations. La couleur rouge du papier toilette m’apprit sans ménagement un dimanche après-midi que l’enfance touchait à sa fin. La vive émotion de ma mère à ce moment m’a fait me rendre compte de l’importance de cette nouvelle. S’en est suivi une explication sur l’utilisation des serviettes hygiéniques. Quand j’ai enfilé ma culotte pour la première fois avec cette bande absorbante, la sensation vaguement similaire à celle d’une couche m’a fait rougir. Le troisième soir, je n’ai pas pu m’empêcher de la tester avec un petit pipi. Évidemment, et j’en étais consciente, c’était illusoire ! A ma décharge, ça faisait plusieurs semaines que je n’avais pas été en contact avec une couche. Comme il ne faut pas grand chose pour émoustiller un ABDL en manque... J’ai tenté ma chance. Comme pour la Pampers, je suis allée dans la douche. Et heureusement ! Dès la première seconde, c’était l’inondation. Faire pipi directement sur le sol n’aurait pas donné un résultat si différent. J’ai dû laver ma culotte avec du gel douche et me rincer abondamment. L’incompétence de la plupart des serviettes hygiéniques, même lorsqu’il s’agit du flux normal qu’elles sont conçues pour absorber, m’a toujours laissée pantoise.
Cette frustration mise à part, mes menstruations allaient m’offrir une progressive émancipation et son lot de nouvelles libertés.

Mon cours de danse se déroulait au sein d’un complexe sportif dans lequel différentes pratiques se côtoyaient. Dans le couloir principal, il y avait un tableau où des annonces en tous genres étaient épinglées. Le manque de couche affectant mon humeur, je me suis éloignée de quelques pas du groupe qui attendait l’heure pour rentrer en salle. Nez-à-nez avec les affiches diverses créées grâce à Paint 98, un modeste papier attira mon regard.

—--  Recherche Baby Sitter   —--

Attendez… Être potentiellement en contact avec des couches, pouvoir s’en réserver une ou deux sans que personne ne le remarque et être payé pour ça ? Voilà le job rêvé de tout ABDL !
Il m’a fallu quelques jours pour bien tourner ma langue dans ma bouche avant de lâcher à l’intention de ma mère, entre la poire et le fromage:

- Maman, je voudrais plus d’argent de poche. Mes copines, elles ont 5 euros par semaine et parfois elles vont s’acheter une galette à la pause du midi. J’aimerais bien pouvoir faire pareil.

- Je comprends Daisy, mais l’argent, ça ne tombe pas du ciel. Il faut travailler pour ça.

Dans le mille, Émile.

- Maman, j’aimerais travailler. Regarde. Je pourrais faire du baby babysitting. 

Ma main a doucement fait glisser au travers de la table l’annonce détachée du tableau pour se rapprocher de la bouche bée de ma génitrice. 

C’était le premier pas vers mon indépendance et j’allais devenir une sprinteuse en la matière.  

Commentaires

  • Bonjour les filles.

    Tout d’abord merci milles fois pour votre site et les vidéos que vous partagez sur youtube vous êtes trop craquante et de vous voir heureuse de vivre votre passion qui est comme nous tous les couches.
    Je suis en ce moment avec vos dernières couches et je dois vous avouez que là vous avez mis la barre très haute sur plusieurs point a savoir:
    le bruit, les couleurs, la douceur, le confort, l’absorption, aucune fuite, le témoin d’humidité et tous ça le plus important le prix.
    Je les trouve moins chère que certaines couches qui ne sont pas aussi belles résistantes que les vôtres et dont le prix est beaucoup plus élevé.
    Hâte de vous suivre à nouveau dans vos aventures et aussi de voire votre catalogue s’agrandir.
    A bientôt les filles et vivez pleinement votre passion sans vous soucier des mauvais commentaires qu’il y a sur ABK.

    p'tit fred le

Laissez un commentaire

* Champs obligatoires

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être affichés