K - KGB (le retour)
Le jour J était enfin arrivé. J’y avais pensé tous les jours, plusieurs fois par jour depuis que l’invitation m’avait été remise. Ce matin-là, il faisait particulièrement beau. Grâce à la grande fenêtre en hauteur qui donnait sur le jardin, ma chambre offrait l’avantage d’être très lumineuse. L’épais tapis couvrant le sol de la pièce était baigné par ce généreux soleil printanier. Il serait une table à langer idéale. Lorsque je me suis agenouillée pour ouvrir la couche, ma peau nue rencontra l’étoffe tiède. C’était un formidable préambule. Je me suis allongée sur le dos, les genoux relevés, la Pampers bien calée en dessous de moi. Quelques secondes se sont passées sans que je ne songe à la refermer, bien installée dans cette position délassante. J’ai finalement rabattu le devant, ai légèrement réajusté le tout, enlevé le scotch de droite, pressé avec la paume de ma main en faisant quelques va-et-vient, enlevé le scotch gauche, tiré la couche, pressé l’attache contre ma hanche. Et puis je me suis allongée à nouveau sur le tapis en palpant l’entre-jambe. C’était la première fois que je mettais une couche en journée. Cette nouvelle expérience avait un goût de paradis.
Une fois relevée, enfiler une culotte semblait naturel. Je me suis dit que ça aiderait à aplatir les formes de mon sous-sous-vêtement ABDL. Un collant et une jupe se sont rajoutés. J’ai commencé à palper la couche à travers mes habits. La main sentait une épaisseur inhabituelle. Pour autant si une amie, dans les turbulences des jeux, venait à toucher cet endroit, elle ne prêterait probablement pas attention à ce détail. Par contre, l’impression de l’intérieur était sensationnelle.
J’ai sursauté. Quelqu’un frappait à la porte.
- Daisy, n’oublie pas de prendre le cadeau avec toi !
Un « okayyy » est sorti machinalement de ma gorge.
En entendant le son des pas de ma mère s’éloigner dans le couloir, j’ai repris là où j’en étais.
Mes cheveux soigneusement coiffés étaient tenus par un chouchou jaune éclatant. Mes affaires étaient prêtes. Mon sac était sur mon dos. Ma main tenait baissée la poignée de la porte entrouverte. Il fallait y aller. J’avais appris à marcher il y a longtemps. Je maîtrisais assez bien l’alternance inspiration-expiration au quotidien. La pleine conscience d’être sur le point de sortir au grand air en portant une couche remettait tous ces acquis en question. Tel un bébé girafe s’élançant pour ses premiers pas, j’ai fini par passer le chambranle de la porte et rejoindre ma mère qui m’attendait dans la voiture.
Un petit rire nerveux est resté coincé dans ma gorge lorsque je me suis assise sur le siège passager. La pression de la couche sur mes fesses m’avait surprise et ravie, d’autant plus que ces ressentis étaient épicés par le goût de l’interdit bravé. Une bonne journée s’annonçait.
Nous sommes arrivées devant le bâtiment dans lequel j’étais attendue. J’y ai rejoint mon amie et les autres membres du groupe qui venait fêter son anniversaire. Mon excitation était à son comble. La mascotte chimpanzé nous a fait asseoir à la grande table qui nous était réservée. Les quelques mots de bienvenue énoncés et la traditionnelle chanson chantée, nous avons été libérés vers les structures de jeux à notre entière disposition. J’avais le choix entre suivre certains dans les châteaux gonflables ou d’autres dans le labyrinthe sur 3 étages. Ayant repéré le toboggan au bout de ce dernier dispositif, j’ai foncé.
A l’intérieur dominaient le chaos des joyeuses bousculades, l’odeur du plastique mélangé à celles des chaussettes et l’énergie naturelle de la petite Daisy démultipliée par l’épaisseur de la couche enrobant son arrière-train. Le plus léger des accrochages ou le plus petit déséquilibre était prétexte à tomber sur les fesses avec un grand éclat de rire. Nous sommes finalement arrivés au toboggan. J’ai laissé mes 4 amis passer devant moi, l’envie s’accumulant. Le dernier disparaît dans le tube multicolore. C’était à moi. J’ai agrippé la barre au-dessus pour me donner le plus d’élan possible.
Inspiration
Petit vol
Atterrissage
Boum
SSSSHHHHLLLOOOUUUUUUFFFFFF
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!
La glissade m’a propulsée jusqu’au milieu des amis qui m’attendaient sur les gros tapis d’atterrissage. Je riais à m’en tenir les côtes. Je n’avais rien d’autre en tête que de recommencer im-mé-dia-te-ment. Tout ABDL devrait pouvoir au moins une fois dans sa vie faire du toboggan en couche. La pression, le frottement, la vitesse ; c’était l'extase !
Encore et encore, cet après-midi a sans doute été la plus active de ma vie. Ma seule pause consistait à courir à la table pour boire un grand verre d’eau avant de repartir de plus belle.
Évidemment, ma vessie m’a signalé au bout d’un moment qu’il fallait que je la libère. Évidemment, j’ai pensé à satisfaire son souhait là, au milieu du monde qui s’agitait, inconscient de mon petit plaisir. Évidemment, il y allait avoir des fuites et ça risquait de gâcher la journée. Je l’ai donc joué prudemment et je suis allée aux toilettes. Les scotchs recollaient mal, mais avec la culotte et le collant, la couche était plutôt bien maintenue. Je suis repartie faire des roulades dans le château gonflable.
- Je crois que votre fille s’est bien amusée, a confié la mère de mon amie à la mienne.
Mon large sourire ne démentait pas le propos. J’étais encore sous adrénaline pendant le trajet du retour ce qui me faisait me dandiner sur le siège, accentuant les sensations de la couche. Peu loquace en temps normal, me voilà devenue une vraie pipelette. Ma mère en était visiblement agréablement surprise.
J’ai remis une couche le soir même. Allongée dans mon lit, j’ai pensé à mes semaines d’école. Le jeudi était une journée longue et ennuyante. Il y avait un moyen pour qu’elle le soit moins… J’allais reconsidérer la proposition d’agent double au KGB.
