M - Les Miennes

M - Les Miennes

M - Les Miennes

1. J’avais grandi.

2. Je faisais bien plus de 19 kg.

Voilà deux faits qui étaient de plus en plus difficiles à accepter pour mes petites Pampers.

Quand je les mettais la nuit, mes mouvements étant limités, les couches tenaient à peu près. Les conséquences quand certaines se détachaient n’allaient pas bien loin de toute manière. Le risque était plus grand lorsqu’il s’agissait de passer une journée à l’école. J’ai donc attrapé le ruban adhésif transparent sur mon bureau et m’en suis enroulée autour de la taille. L’avantage, c’est qu’elle était bien fixée. Le désavantage, c’est qu’elle était bien fixée. Trop bien. L’enlever juste pour une pause pipi était inenvisageable. J’ai embarqué une paire de ciseaux et un sac plastique dans la poche de mon manteau pour m’en défaire en cas de situation d’urgence.
Après plusieurs années d’utilisation, leur absorbance n’avait plus de secret pour moi. Certes, elles se faisaient facilement déborder quand le flux était trop important. Par contre, de petits pipis en petits pipis, leur capacité pouvait durer plusieurs heures. Leur point de rupture était toujours difficile à calculer, mais avec un peu de prudence, l’expérience pourrait durer une matinée entière. Et puis, c’était mon anniversaire, oui ou non ?

Oui, c’était mon anniversaire. Et j’étais aux anges. J’avais mis un collant en laine et une robe assez ample. Il y avait environ 20 minutes de bus pour nous emmener au lycée. Comme d’habitude, j’y ai retrouvé mes amis. Comme d’habitude, il était bondé.

- Eh, voilà Daisy !

- Joyeux anniversaire, Daisy !

- Lève tes grosses fesses, J. ! La birthday girl devrait avoir le droit de s'asseoir pour une fois !

J., en maugréant, m’a cédé son siège. Ils ne se doutaient pas que c’était sans doute le plus beau des cadeaux. En m'asseyant, la couche a enveloppé mon postérieur, créant un sourire radieux sur mon visage. Les turbulences de la route appuyaient répétitivement dessus. Délicieux. L’ABDL n’est finalement qu’une succession de plaisirs simples.

Pendant les cours du matin, j’ai doucement et régulièrement relâché ma vessie. La couche jouait parfaitement le jeu. La sensation de chaleur avait beau être minime, elle avait le mérite d’exister. Je jubilais à chaque fois. Me concentrer sur ce que disaient les professeurs devenait de plus en plus difficile. Je me dandinais sur ma chaise. J’étais survoltée.

Hormis les quelques embrassades et le chant embarrassant à la cantine, la journée s’est finalement passée comme une autre. Avant de retourner en cours l’après-midi, je me suis éclipsée aux toilettes pour couper les attaches de la Pampers, la mettre dans le sac et la jeter dans la grande poubelle près des lavabos. Son absence s’est immédiatement faite ressentir, mais j’avais emmagasiné assez de bonne humeur pour le reste de la journée, voire de la semaine.

Comment pallier aux contraintes grandissantes d’une couche bien trop petite pour moi ? Peut-être en misant sur des durées de sorties assez courtes.Un samedi matin sur deux mon emploi du temps se limitait à 2 heures de sport de 10h à midi. Je pourrais venir déjà “en tenue”, évitant ce moment qui, de toute façon, était désagréable dans les vestiaires. La couche serait enlevée avant 13h avec, en bonus, un prétexte tout trouvé pour devoir prendre une douche. Bingo ABDL.

Mon plan a dû attendre environ un mois avant d’être mis à exécution, les alternances des semaines A et B et les vacances de carnaval n’ayant pas joué en ma faveur. Je prenais mon mal en patience. Nous allions commencer un cycle “basket”. Ça pouvait être un bon début. Beaucoup de course et de sauts, donc beaucoup de frottements. Je me rappelais de ma demi-journée au parc de jeux. Toutes les sensations associées aux mouvements avaient été phénoménales. Si tout se passait bien, en première, je pourrais choisir un cycle de patinage artistique. Et ça, ça serait un régal !

Enfin le samedi tant attendu est arrivé. Nous aurions pu entamer un cycle “rollers” que ça se serait tout autant passé comme sur des roulettes. J’avais réemployé la technique du ruban adhésif autour de la taille pour plus de sûreté, bien que le confort laissait à désirer. Le trajet en bus, les petits pipis pendant l’échauffement, les secousses pendant les matchs, je retrouvais des plaisirs revigorants.
Cette petite victoire m’a fait devenir de plus en plus téméraire. En plus de renouveler l’expérience toutes les deux semaines, je commençais à tenter le diable. J’avais fini par arrêter de porter une culotte par-dessus la couche, faisant confiance à ma méthode de fermeture. Avec ça, l’arrivée des beaux jours rendait optionnel le port d’une veste. Dans le bus du samedi matin, j’ai enlevé mon haut de survêtement pour être juste en T-shirt. J’ai machinalement tiré dessus pour le redescendre et j’ai senti que la couche n’était pas si loin du haut de mon jogging. Ce dernier se nouait à la taille avec un lacet qui courait à l’intérieur du tissu.

“Attention Daisy ! Il va falloir veiller à bien attacher ce jogging haut sur tes hanches pour éviter que la couche ne finisse par se voir”

C’est ce que j’aurais dû me dire.

“Psst Daisy ! Et si la prochaine fois tu laissais un tout petit peu dépasser ta couche dans le bus?”

C’est ce que je me suis dit.

L’adolescence consiste en une recherche inlassable pour définir des limites.

J’étais ostensiblement en quête des miennes.

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