T - Du Temps
Cette nuit-là, j’ai rêvé de couches. Mes amis et moi étions assis à la terrasse du glacier dans la petite ville d’à côté, comme nous l’avions fait quelques jours auparavant. Je me suis levée, comme pour assouvir une envie pressante. Je suis retournée au chemin dans lequel j’avais abandonné la majorité du paquet volé à la pharmacie. Les couches y étaient encore. J’en ai pris une. De retour chez le glacier, je suis allée la mettre dans les toilettes qui ressemblaient beaucoup à la salle de bain de la maison maternelle, puis je me suis ré-installer de nouveau à la table avec mes amis. Ils ont continué leur conversation. Moi, j’ai fini ma glace et j’ai entrouvert les jambes. Là, au milieu de tout le monde, j’ai légèrement rentré le coccyx, ai posé la main sur la couche : j’étais prête à me soulager…
Sursaut.
Sueur.
Doute.
J’ai sauté du lit en vérifiant si je m’étais fait pipi dessus.
-Qu’est ce qu’il t’arrive ? m’a demandé ma sœur, à demi-réveillée.
-Rien. J’ai cru qu’il y avait une bête.
-C’est toi, la bête... lâcha-t-elle en se retournant.
A priori, je n’avais rien mouillé, mais je n’en n’étais pas loin.
J’ai rapidement gagné les toilettes pour assouvir l’envie contrariée. Pour la première fois, j’ai eu peur que mes pratiques modifient mon comportement et me refassent faire pipi au lit. J’ai imaginé mes parents m’imposer de reporter des couches, comme ils l’avaient fait avec ma sœur. Étrangement, cette idée ne me réjouissait pas du tout. Pouvoir en porter de temps en temps, par plaisir, c’était une chose. Me retrouver forcée, inquiétant au passage mon entourage, devenant potentiellement la risée de mes amis, c’était autre chose. Ce scénario m’a provoqué une angoisse tenace.
Ma sœur et moi sommes finalement rentrées chez ma mère à quelques jours de la rentrée. J’avais décidé de ne pas faire de soirée ABDL pendant quelque temps, histoire de me rassurer sur mes capacités à retenir ma vessie.
Je n’ai pas non plus eu l’occasion d’utiliser en toute tranquillité l’ordinateur familial pendant longtemps. L’envie de faire des recherches sur les possibilités de ne plus pouvoir se retenir en portant des couches était pourtant forte. J’étais aussi impatiente de lire les nouveaux articles et la ribambelle de commentaires qui les accompagnaient. Un peu avant les vacances de la Toussaint, l’occasion s’est enfin présentée.
C’était un vendredi soir. Nous avions été invitées chez les voisins pour dîner. Ma soeur et leur fille, qui étaient comme cul et et chemise, jouaient ensemble. Les adultes discutaient entre eux. Sous prétexte d’être fatiguée, je suis rentrée en avance. En arrivant dans la maison vide, j’ai mis mes chaussures et mon manteau devant la porte, histoire de retarder une arrivée inopportune. Puis, direction l’ordinateur familial.
Je suis directement allée sur le forum français. Rien qu’en revoyant l’interface et les dernières publications avec photos à l’appui, je me suis sentie plus légère. J’ai commencé à chercher des articles qui parlaient d’incontinence induite par le mode de vie ABDL. Si je n’ai pas trouvé de témoignage dans ce sens, j’en ai trouvé beaucoup d’autres sur pleins d’autres sujets.
Clic. Ah !
Clic. Oh !
Clic. Tiens ?
Clic.
Clic…
Que celui qui n’a jamais oublié l’heure en se plongeant dans un sujet palpitant me jette la première pierre… Le bruit du portail m’a fait sursauter.
Alt-F4 > Démarrer > Arrêter l’ordinateur
J’ai sauté de la chaise de bureau pour me faufiler dans le couloir menant à ma chambre et ai fermé doucement la porte derrière moi. Je les ai entendues rentrer, pester contre mes affaires qui traînaient et aller se coucher. Pour moi, il était impossible de dormir.
J’ai mis la troisième Molicaire et j’ai palpé mon entrejambe à deux mains presque brutalement. J’étais dans tous mes états. Rapidement, je me suis mise à califourchon sur le bord en bois de mon lit pour aller jusqu’au bout de mon plaisir
Allongée dans mon lit, je n’arrivais toujours pas à dormir. Je pensais à tout ce que j’avais lu, à toutes les couches, toutes les situations possibles…
Après une petite heure, j’ai mis la main gauche sur le devant de ma couche et je me suis soulagée dedans. La chaleur qui s’étendait, l’épaisseur qui se créait, le bruit de frottement qui changeait… J’ai recommencé à agripper la couche à deux mains et j’ai frotté, frotté, frotté plus fort. Pour la deuxième fois, j’ai retenu mon râle en me mordant les lèvres. Là, enfin apaisée, je me suis couchée sur le côté et me suis laissée enlacer par Morphée.
La matinée était bien entamée quand je me suis réveillée le lendemain. Ma mère était partie rendre visite à ma grand-mère. Alors que j’allais prendre mon petit déjeuner, ma soeur surfait déjà sur MySpace, à écouter ce qui lui tombait sous la souris. Elle était entrée en 5ème quelques semaines auparavant au même collège que j’avais fréquenté. Ils avaient des TD “informatique” qui consistaient principalement à savoir taper au clavier avec les autres doigts que l’index et à comprendre le fonctionnement global d’un ordinateur. Elle mit en application un des raccourcis qu’elle avait récemment appris :
Ctrl H
- Daisy, c’est quoi ça ?
Je me suis sentie instantanément nauséeuse.
Clic.
- Daisy ?! C’est quoi ça ?!
Je n’ai pas osé bouger. Je n’ai pas osé ouvrir la bouche. J’osais à peine respirer.
- C’est quoi ces trucs de filles en couche ?! Pourquoi tu regardes ça ?
J’ai commencé à me défendre. Dire que j’avais peur de ce qui lui était arrivé m’arrive, que je me renseignais en prévoyance. Elle n’a pas eu l’air convaincu. Je lui ai dit de se mêler de ses affaires. Là non plus, elle n’avait pas l’air convaincu.
Lors d’un moment de blanc au déjeuner, elle ne manqua pas d’affirmer :
- Daisy, elle est allée sur un site où il y a des photos de filles qui se font mettre des couches par des grands-pères.
Ma mère m’a regardée, estomaquée. Puis elle a regardé ma sœur.
- Va dans ta chambre L.
- Mais j’ai rien fait ! C’est elle qui est trop bizarre !
- Va dans ta chambre !
L. a pris son assiette et est allée se réfugier à l’étage. Ma mère a pris une grande inspiration.
- Daisy, j’avais déjà retrouvé des couches cachées dans ton lit. Je m’étais dis que ça te passerait, que c’était une lubie sur le moment… Si tu veux, on peut prendre rendez-vous avec un psy pour que tu puisses en parler.
C’en était trop. J’ai éclaté en larme et je suis allée m’enfermer dans ma chambre en pleurant. Le lendemain, j’ai jeté avec rage la valise avec l’ultime Molicaire restante.
Pour me remettre de ça et renouer avec l’ABDL, il allait me falloir du temps…
